Moi et mes tifs : une longue histoire d’amour

Ah … Quel beau titre , n’est-ce pas ? 🙂 Aujourd’hui je vais donc vous parler du parcours chaotique de mes cheveux , jusqu’au set point que j’ai trouvé il y a quelques années.

Alors voilà : mes cheveux sont certes bouclés , mais c’est plutôt un bouclé qui tendrait vers le frisé.En gros , c’est un mauvais bouclé , comme me l’a dit une coiffeuse un jour.

L’enfance : les prémices

Lorsque j’étais petite , et comme bon nombre d’entre vous , je me faisais  coiffer par ma mère.Sauf que bon : sa mission ne consistait pas à me faire la plus belle coiffure de l’univers comme je le voyais chez mes autres camarades de primaire , non – non – non .Cela consistait plutôt en un travail de forcené.Il fallait à tout prix discipliner tout ça , et pour y parvenir , elle avait à sa disposition le duo fatal : Pento + brosse à noeuds .Aïe.Elle étalait dans un premier temps la fameuse crème le long de ma chevelure , puis , elle procédait à un brossage intensif dans le but d’éliminer toute trace de noeud .

C’était certes efficace , mais qu’est-ce que ça faisait mal ! Et puis , hors de question d’avoir telle ou telle coiffure , non : c’était la tresse ou … la tresse . Même en était gosse , j’étais assez frustrée de mon sort  . Je regardais avec envie les autres filles de mon école , elles et leurs beaux cheveux lisses.

Et j’en passe sur les filles qui me demandaient , mi-naïves mi-espiègles , pourquoi j’avais les cheveux « comme ça ».Qu’est-ce que j’en savais moi , tiens …

Le collège : la descente aux enfers de mes tifs

Un jour , lassée de me faire torturer par ma mère , je décide de commencer à m’occuper toute seule de mes cheveux.C’est donc à ce moment-là que je commence à expérimenter la liberté , mais également les moqueries.Certains me surnommaient « crâne d’alien » , d’autres « caniche » : sympa.

C’est à ce moment-là que j’ai commencé à , en quelque sorte , détester mes cheveux.Je rêvais de cheveux lisses , j’enviais plus que tout les autres filles… et j’ai donc décidé de ne plus m’occuper de mes cheveux .A cette époque- là , je ne considérais même plus mes cheveux comme tels mais plutôt comme une masse informe plantée sur mon crâne.Je me contentais donc juste de les laver , de les attacher , et de tenter de les oublier.

Triste sort pour mes cheveux , hein 😉 

Lycée et maintenant : renouveau

Le lycée me conduit à un point de non-retour : je déteste mes cheveux , j’en ai marre , je vais les couper.C’est donc dans cette optique que je me rends pendant les vacances d’été chez une coiffeuse me faire une coupe à la garçonne.

En fait , je voyais dans cette coupe mon ultime solution . Et d’ailleurs , je ne voyais pas quelle autre solution s’offrait à moi à cette époque-là . Le défrisage ? Cela me coûterait très cher sur le long terme pour mon budget de future étudiante.Il me restait donc que la coupe à la garçonne.

J’ai donc opté pour une coupe de ce type : bien coupé derrière et sur les côtés , en laissant quelques centimètres devant.Je me souviens par ailleurs avoir entendu une cliente dire à une autre coiffeuse que c’était « bien dommage » de couper mes cheveux , voire même « du gâchis ».Car après tout , c’est « beau les cheveux bouclés ». Décidément , cette cliente ne savait vraiment pas de quoi elle parlait . 

Je suis sortie du salon libérée de toutes ces années de frustration , de surnoms , de coiffeurs qui ne savaient pas quoi faire de mes cheveux.LI-BE-REE , c’est vraiment le mot !

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui je ne vis plus mes cheveux comme un fardeau.Je n’y vois plus un sujet de moqueries ou autre.

J’apprends à les aimer et à les chouchouter.J’utilise régulièrement des masques et autres soins , car je sais que j’ai des cheveux assez fragiles.J’ai définitivement adopté la coupe garçonne que j’entretiens trois fois par an  chez le coiffeur : elle rend mon visage plus harmonieux et correspond vraiment à mon type de cheveux.

J’ai également fait le deuil des cheveux lisses. Certaines personnes me demandent encore aujourd’hui pourquoi je ne lisse pas mes cheveux : je ne prends plus la peine de répondre.Idem pour ceux qui me demandent pourquoi je ne laisse pas pousser mes cheveux.En écrivant cela , je me rends compte qu’il y a un mini-dicktat : celui de la jolie jeune fille aux cheveux longs et lisses. Pour ma part , je me sens bien avec mes cheveux courts et bouclés . Je n’ai pas besoin de correspondre à un moule pré-établi par la société et les magazines de mode et beauté.

Maintenant , je peux dire que j’aime mes cheveux.

 

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